jeudi 13 juin 2013

Les soirées de Saint-Maur. Quand on aime...on aime !


La piste et moi, on n'est pas très copines.
Pourtant, je sais qu'on s'aime toutes les 2. Moi en tout cas, je l'aime et on ne peut pas dire que je lui sois infidèle : je lui rends visite 3 fois par semaine. Mais lorsqu'il s'agit de restituer tout le travail fourni ensemble, elle ne me fait pas de cadeau.

La piste se mérite. Il faut l'apprivoiser. L'aimer. Lui montrer qu'on ne lui veut pas de mal.

Oui, et bien c'est gentil tout ça, mais en attendant, je travaille assidûment et je voudrais bien un petit retour sympathique de ces séances de malade que nous fait faire le coach !!

Après ma déception aux 2 tours des interclubs en mai dernier, je me suis mise d'accord avec super coach pour aller courir à Saint-Maur le mercredi soir.
Objectif : passer du 3000m (difficile !) au 1500 (encore plus difficile !) pour -paraît-il- travailler ma vitesse.

Et bien, on va voir ça...

Rendez-vous est pris avec Saint-Maur le mercredi 12 juin.
Nous sommes plusieurs du club à nous y rendre. Certains pour un 800, d'autres pour un 1500, d'autres enfin pour un 3000.
Au menu pour moi : 1500m avec pour objectif de le courir en 5'30 maxi.
Et bien....c'est pas gagné cette affaire. Mais le défi me plait bien !

Je décide de ne pas courir en pointes. Je n'aime pas. J'ai la sensation de ne pas savoir courir lorsque je les porte. Je ferai ce 1500 en Adios.

Le départ des 1500 feminins est prévu à 21h35.
Il y aura 4 départs. Je serai dans la dernière série.
Je ne me souviens plus si on a couru à l'heure. Je me souviens juste que j'étais stressée, mais pas trop. Je savais que je prendrais le départ avec d'autres filles de mon niveau. Mentalement ça fait du bien.

C'est l'heure de notre départ.
On nous appelle par notre prénom. On se place sur la ligne de départ. On attend le "top départ" et.....

TOP DEPART !!!!

Je me place dans le groupe de tête. Je sens que ça ne part pas assez vite. J'ai envie de prendre la tête du groupe, mais je n'ose pas. Je ne me rends pas compte si je suis dans l'allure cible. Je sais que je dois passer le 300 en 1'03 / 1'04 si je veux être dans les temps de mon objectif.
J'entends Olivier m'annoncer 1'05 au 300. Je sais que je suis en retard.
Jean-Claude, mon coach, me le confirme au 500. Je passe en 1'50 au lieu de 1'47. Il me dit "Accélère, tu n'es pas dans le temps !"

J'essaie de passer les 3-4 filles qui sont devant moi, mais c'est vraiment difficile. Elles me laissent très peu d'espace. On se retrouve vite en bloc compact. Je sens que j'ai les moyens d'accélérer mais je n'arrive pas à prendre ma place. En même temps, ça me fait du bien. Je suis bien sur mes jambes, bien dans ma tête.
J'entends les encouragements de mon club. Ca me fait un bien fou (merci à tous !!!!)
Je me sens forte ce soir !

Il me reste 500m. Jean-Claude me dit de tout donner à partir de maintenant. Je me dit que je n'ai pas dû rattraper mon retard et que je risque de terminer en plus de 5'30. J'essaie de donner tout ce qu'il me reste sur ce dernier 500, mais je suis une piètre sprinteuse. J'accélère jusque la ligne d'arrivée, mais pas suffisamment pour réussir à passer la fille devant moi.

Je passe la ligne d'arrivée 4e en....je ne sais pas !
Jean-Claude arrive vers moi. Il a le sourire aux lèvres. Il semble content (depuis le début de l'année, je ne parviens pas à réaliser les objectifs qu'il me fixe. Aussi bien sur 10km que sur 3000m). S'il est content, c'est que j'ai réussi ?
J'ai fait 5'30 ? Proche de 5'30 ?

J'ai fait...5'28 ?
Whaou, mais c'est trop génial !!! J'ai réussi ! J'ai atteint mon objectif ! J'ai réalisé ce que je devais faire ! Et je l'ai fait sans souffrance. Je me sentais bien. Si bien !

J'ai envie d'en refaire ! Je veux refaire un 1500 !!
Je peux en refaire un ?
C'est vrai, je peux ?
Oui ?
Yesssssssss !!!!

Prochain rendez-vous avec Saint-Maur : mercredi 26 juin pour un autre 1500 :-)


Les photos de la soirée sont visibles ici : Page Facebook Christophe Jullien Photographie 


 
Retour sur mon 1500 - vidéo filmée et commentée par Joël Ducrot

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 21 mai 2013

3000m sur piste à Montbéliard - 2e tour des interclubs 2013



Les interclubs : un moment magique et unique qui rassemble les clubs autour de disciplines aussi variées que le sprint, le relais, le lancer, la perche, le saut, le demi-fond, le steeple, la marche. Des petits Jeux Olympiques, en somme.

Notre club, AC Paris-Joinville, n'a cessé de progresser depuis plusieurs années pour atteindre la très belle division N1A. Autant vous dire que le niveau, à cette marche de la compétition, est élevé.

Après un 1er tour à Créteil qui ne nous a pas permis de matcher avec les meilleures équipes de notre division, nous sommes allés ce dimanche à Montbéliard dans le but de défendre les couleurs de notre club et surtout faire notre possible pour conserver notre place en division N1A.

Pour cela, il faut se classer parmi les meilleurs dans nos disciplines respectives. Le classement et les points sont attribués à la place de l'athlète.

L'an dernier à Toulouse, nous étions 16 coureuses sur le 3000m. La première a remporté 16 points pour son équipe. La dernière, 1 point. J'étais la dernière.

Cette année, après une année de travail assidu et de progrès sur piste, je comptais bien prendre ma revanche. Non seulement, je ne voulais pas arriver dernière, mais je voulais également et surtout me prouver et prouver aux autres athlètes de mon club que je méritais ma place dans cette grande équipe en faisant enfin tomber le chrono. Approcher les 16 km/h sur 3000m me semblait un défi réalisable.

Samedi 12h30, nous sommes donc partis de Paris en car en direction Montbéliard.
8 heures de car plus tard, nous y étions. Une courte nuit (toujours difficile de trouver son sommeil quand on n'est pas chez soi et dans son lit), un bon petit déjeuner et à 11h nous avons pris possession du stade Jacky Boxberger pour commencer à encourager les premières épreuves. J'adore ! Ca permet de se mettre tout doucement dans l'ambiance et de commencer à penser à notre épreuve qui approche.

Il y a eu du spectacle ! Du très beau, du très bon ! Ca met un peu la pression, mais je sais quel est mon niveau. Il est loin d'être aussi spectaculaire que tout ce que je regarde, mais compte tenu de mon jeune âge en athlétisme, je mesure le chemin parcouru pour avoir la chance de participer à une si belle compétition. Je sais que je ne ferais pas des merveilles au regard du niveau rencontré, mais je sais que je suis capable de faire mes propres merveilles. Alors j'ai bien l'intention de ne pas me priver :-) 

Tout doucement, mon rendez-vous "revanche" est arrivé.
15h20 et c'était mon tour.
15h20 et moi aussi j'allais devoir montrer de quoi je suis faite.

Après un échauffement d'une vingtaine de minutes, j'enfile mes pointes et m'apprête à faire quelques accélérations quand je suis frappée d'un coup terrible au mollet droit. Un pic perçant et saisissant qui m'a empêché de remettre le pied à terre.

L'angoisse a définitivement pris possession de tout mon corps. Moi qui n'espérais qu'une chose, ne pas arriver dernière, il était évident qu'avec un mollet tout d'un coup en vrac, j'allais à nouveau devoir écoper de la dernière place et ramener avec moi un chrono à m'en faire pleurer.

15h20, je suis appelée sur la ligne de départ. Mon mollet me fait mal mais je vais devoir courir et faire de mon mieux. Je n'ai pas pu prévenir mon entraîneur. Il va me voir passer au ralenti, ne va pas comprendre et va se dire que je n'ai définitivement plus ma place dans cette équipe : 2 finales, 2 échecs. On clôture l'affaire.

15h20, le coup de pistolet retentit.
Alexia, ma copine du club, prend la tête du peloton. Je la vois partir alors que je suis avec le groupe de queue et que je fais ce que je peux pour ne pas trop compenser mes appuis et trouver une allure qui me convient.

1er 500, mon entraîneur m'annonce 1'50. C'est bien !
1er 1000, je le passe en 3'46. Génial !
La suite ? Je ne sais plus. J'ai couru. Je sais qu'il s'est mis à pleuvoir. Des trombes d'eau !! Ca m'était égal, au contraire, j'aime quand il pleut. Je me souviens de cette fille devant moi que je n'ai jamais pu accrocher. Au fur et à mesure, elle s'est éloignée sans que je sois parvenue à l'approcher.

Je passe la ligne d'arrivée, me retourne, ne vois personne derrière moi. C'est la désolation ! Je suis triste. Très triste. Je suis dernière. Encore une fois. Une fois de trop.
Je me dis que je ne participerais plus à cette épreuve. Je n'arrive pas à restituer mes entraînements. Je n'arrive pas à donner ce que je vaux. Traverser la France pour apporter un minuscule point et me donner en spectacle ? Je ne veux plus.

Je m'isole. Vais chercher mes baskets pour enlever mes pointes. La douleur au mollet s'est faite oublier en courant. Elle revient maintenant que les muscles refroidissent.

Alexia et Lise, mes copines du club, viennent à ma rencontre. Alexia a terminé en 11'15. Bravo ! C'est extraordinaire !! Elle est douée ! Elle n'a pas mené la course jusqu'au bout et s'est faite rattraper par des concurrentes. Elle est partie trop vite (1er 1000 en 3'30) et l'a payé. Mais elle a fait une magnifique performance ! A la hauteur de nos entraînements. Et je suis certaine qu'elle en a encore sous le pied ! Quel beau travail Alexia !

Lise me dit que j'ai maintenu mon chrono du 1er tour. Je lui réponds qu'effectivement j'ai à peu près limité les dégâts à ce niveau là (même s'il ne s'agit pas de mon niveau) mais qu'à nouveau je me retrouve dernière et que cette place, je ne peux plus et ne veux plus l'accepter.

Elle m'assure que NON je ne suis pas dernière. Il y avait d'autres filles dernière moi.
Je me suis pourtant retournée en arrivant. Et je n'ai vu personne. Je vais demander à d'autres amis du club qui me confirment que je ne suis pas dernière.
Tout d'un coup, le moral revient un peu. Le sourire avec.

Je suis allée vérifier les résultats. Effectivement je ne suis pas dernière. Je suis 14e sur 16. Je ramène donc 3 points à mon club. C'est pas énorme. Mais j'ai rempli mon contrat : je ne suis pas arrivée dernière.

Aujourd'hui, après 2 jours de repos, je dresse le bilan. Il n'est pas glorieux.

Certes, je ne suis pas dernière. Mais j'ai raté ma course. A nouveau. Encore.
Terminer en 11'57 un 3000m, ce n'était pas mon objectif. Je m'entraîne pour réaliser bien mieux. Je suis incapable de m'approcher des 16 km/h. Ca me désespère.

Certes, mon mollet m'a joué des tours et j'ai une belle excuse pour justifier mon absence de chrono, mais je sais très bien que cette excuse est bidon et ne tient pas la route. Je sais que j'ai un problème avec ma tête. Mais je n'arrive pas à le débloquer. Je n'arrive pas à comprendre ce qui m'empêche de me lancer, de me mettre dans le rouge, de donner le meilleur.
Je m'entraîne, j'enchaîne les séries en réalisant les chronos demandés, et une fois la compétition arrivée, je ne restitue plus. Je subis. C'est désespérant.

Je vais continuer à travailler. Reprendre la piste. Retourner aux soirées de St-Maur le mercredi soir pour tenter de libérer ce morceau qui me reste au travers de la gorge et dont je ne parviens pas à me débarrasser !

En attendant, je suis en pause quelques jours. Mon mollet ne s'est toujours pas remis. Je glace et j'attends que la douleur ait totalement disparu.


Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 1 mai 2013

Interclubs - 3000m sur piste, tout est dans la gestion !

Interclubs 2013 Créteil - Départ 3000m filles


Après la saison des cross arrive la saison des interclubs.
Après la boue, la piste.

La piste ? Difficile, mais j'aime.
L'année dernière, je vivais à Tremblay en France mes premières réjouissances sur piste.
3000m sur piste, soit 7,5 tours de piste.

Dit comme ça, on pourrait penser que c'est facile. Après tout, il suffit juste de courir, tourner, suivre les autres et de s'arrêter après 7,5 tours en mode hamster.

Et bien ça n'est pas aussi simple que ça pourrait en avoir l'air.
Il faut en plus, gérer le stress du départ, gérer l'angoisse des tours, gérer l'appréhension des jambes qui lâchent. Il faut aussi ne pas partir trop vite pour garder du jus jusqu'au bout, mais ne pas partir trop lentement pour ne pas perdre ces quelques secondes à jamais perdues.
Bref, il faut gérer. 
Et pour moi, gérer sur piste résulte encore d'un savant calcul d'équations dont je n'ai pas encore trouvé la solution !

Ce dimanche, avait donc lieu le 1er tour des interclubs à Créteil.
Ma distance, si on peut dire qu'il s'agit de la mienne, le 3000m.
Jusqu'à samedi soir, tout va bien. Tout va même très bien.
J'enchaîne les séances qui se déroulent merveilleusement bien. Je suis confiante. Les jambes sont là. La tête ne semblent pas trop s'emmêler les neurones. Je passe de bonnes nuits. Tout va bien :-)

J'ai passé l'après-midi du samedi à encourager mes amis du club qui couraient à Palaiseau. Un excellent moyen de se mettre dans l'ambiance. Une très belle après-midi !
Toujours pas de pression, tout va bien.

A partir de samedi soir, l'histoire commence petit à petit à changer.
Je repense à Toulouse. Mon échec.
Je repense au départ. Et si je pars trop vite ?
Je repense aux tours de piste. Et si je n'ai plus les jambes ?
Je repense à l'arrivée. Et si je n'arrive pas à relancer et que je me fais doubler sur les 100 derniers mètres ?

La machine est lancée. Je ne pourrais plus arrêter la spirale. C'est comme ça. Ca fait aussi partie du jeu après tout.

Dimanche : Créteil.
J'arrive sur le stade. Il est magnifique ! Oui, oui, les stades d'athlétisme sont magnifiques quand ils sont investis par les athlètes de toutes disciplines, quand les supporters dans les tribunes chantent et encouragent leur équipe, quand les clubs se rassemblent et s'unissent d'une même voix : faire vivre et briller le sport !

Je retrouve mes camarades du club.
Certains ont déjà couru. D'autres ont déjà marché. D'autres encore s'apprêtent à prendre le départ et à donner le meilleur d'eux-mêmes.

Je retrouve Alexia, ma copine du 3000m. On part s'échauffer. 30 minutes pour chauffer les jambes. On s'échauffe avec Meriem Mered (1ère en 9'48 l'année dernière) et Marie-Amélie Juin (que je suis secrètement via les réseaux sociaux car ses performances sont remarquables !) et qui prendront le départ du 3000m avec nous à 16h20. La pression est toujours là. C'est une pression agréable. Mais une pression quand même :-)

16h15. On est appelées sur la ligne du départ.
Les pointes sont au pied. Le maillot du club est enfilé. Le dossard est accroché. Je porte le numéro 3 (comme l'année dernière). Je suis positionnée au plus proche du couloir 1. J'ai pris ma montre, mais je ne l'actionnerai pas. Je veux courir aux sensations et écouter les conseils du coach. Il annoncera nos temps de passage tous les 500m et nous donnera régulièrement des conseils : "relance" - "conserve l'allure"...

16h20. Coup de feu. C'est le départ.
A partir de ce moment là, on ne réfléchit plus. On y va.
Je reste bien à la corde. A la queue-leu-leu comme dirait ma copine Julie :-)
J'entends mes amis du club nous encourager. J'entends et je vois Christophe nous photographier. J'entends le coach nous rassurer.

A mi-parcours, Alexia prend le lead sur le petit groupe que nous formons. Elle se détache et je ne me sens pas capable de la suivre. Je n'arrive pas à savoir si j'étais réellement incapable de la suivre ou si je n'ai pas essayé de la suivre, par peur de me mettre dans le rouge et de ne plus pouvoir gérer le reste des tours. Je sais juste que je m'attendais à ce qu'elle se détache. Même si on s'entraîne ensemble et qu'on termine nos séances ensemble, je sais qu'Alexia a un meilleur niveau que moi et je sais qu'elle doit terminer devant moi.

Le 3000m se termine sans que j'ai tenté de l'accrocher. J'ai vu Alexia s'éloigner petit à petit. Elle terminera 22 secondes devant moi en 11'32

Sur ce premier tour des interclubs, je réalise un meilleur chrono que l'année dernière. Le coach est content et me le dit. Ca me rassure. 10 secondes de gagnées, c'est déjà bien.
Oui, c'est déjà bien. Mais compte tenu des belles séances enchaînées ces derniers temps, je m'attendais à réaliser une bien meilleure performance. 11'54 me convient mais le chrono ne me suffit pas.

J'aurai dû tenter d'accrocher Alexia ? Oui sûrement.
J'aurai pu l'accrocher ? Je ne sais pas si j'aurai tenu sur la distance qu'il nous restait à courir, mais j'aurai au moins pu tenter.

Voilà donc une autre gestion de course.
Accrocher ? Ne pas accrocher ?
Quand accrocher pour ne pas décrocher ?

La piste ? Difficile. Mais j'aime vraiment ça.
Il ne suffit pas de prendre le départ et de tourner en rond pendant 7,5 tours.
Il faut composer avec son stress, ses partenaires, ses adversaires, ses jambes, sa tête.
Il faut s'imposer, mais pas trop.
Il faut patienter, mais pas trop.
Il faut s'accrocher et ne pas décrocher.

Ma satisfaction ? car même si mon récit semble négatif, il y en a bien une...
Avoir terminé 10 secondes plus tôt que l'année dernière, dans des conditions physiques bien meilleures.  J'ai donc appris à gérer mon allure. Le plaisir était vraiment au rendez-vous :-) 

Prochaine étape ?
Deuxième tour des interclubs "La finale" le 19 mai.
Une toute autre gestion. Et oui encore !! Car il ne s'agira pas là de faire un meilleur temps.
Au deuxième tour des interclubs, c'est la place qui compte : je peux donc terminer 7e en 12'24 mais je ne peux pas terminer dernière en 11'30.

A méditer les 3 prochaines semaines....

1er tour interclubs Créteil : résultats du 3000m filles

Retrouvez les photos du 1er tour ici :
Palaiseau le 27 avril : Interclubs 2013 - Palaiseau
Créteil le 28 avrilInterclubs 2013 - Créteil


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 19 avril 2013

Mes premiers championnats de France de 10 km


Proche de l'arrivée (Crédit photos : Joël Ducrot )
 Pour être qualifiée aux championnats de France de 10 km, il faut :

1- être licencié(e) d'un club d'athlétisme FFA
2- se qualifier sur 10 km dans l'année qui précède les championnats (selon le planning des minimas imposé par la FFA)

Non seulement je suis licenciée FFA, mais j'ai en plus la chance d'être rattachée à la catégorie d'âge 40-49 ans (oui, il faut bien qu'il y ait un avantage à prendre de l'âge !), ce qui ramène mes minimas à 48' pour un 10 km.

Les progrès réalisés ces dernières années m'ont permis de courir quelques 10 km aux alentours de 43' en 2012 (Les Foulées de l'Assurance, les 10 km de Joinville, les 10 km de Thiais et la Corrida d'Houilles) puis proche de 42' en 2013 (Foulées d'Aubergenville).

Je suis donc qualifiée pour courir mes premiers championnats de France de 10 km. 

J''adore !

J'adore parce que c'est l'opportunité d'aller courir en Province, tout proche d'Aix-en Provence cette année (il y a pire, vous en convenez !)
J'adore parce que c'est l'opportunité de passer du temps avec d'autres athlètes du club et d'apprendre à mieux se connaître.
J'adore parce que je vais me retrouver sur la ligne de départ avec les meilleures filles de France, Christelle Daunay par exemple, et ça...c'est quand même très grisant !


Contrairement aux départs de courses habituels (dimanche matin), ce 10 km est programmé samedi 13 avril après-midi :
15h30 pour les hommes de catégorie Junior et Vétéran
17h00 pour les femmes de toutes catégories
18h30 pour les hommes à partir de la catégorie Espoirs

Je pars avec mon entraîneur et 5 autres athlètes de mon club.
Levée à 05h30 samedi matin (aïe ça fait mal !), pour un départ à 07h07 Gare de Lyon, nous arrivons à Aix-en-Provence à 10h15 sous un magnifique soleil et des températures que l'on avait presque oubliées ! A 17h00, sans aucun doute maintenant, il va faire chaud quand il faudra prendre le départ de ce 10 km bien loin d'être roulant (5 km de descentes suivis de 5 km de montées....et oui, on ne peut pas être gagnant sur tout la ligne !)

La journée se passera tranquillement jusqu'au moment de notre arrivée sur le village de la course.

Il fait chaud, il fait beau et le parcours que les Juniors et Vétérans viennent de courir se confirme difficile. Il faudra bien gérer les 5 premiers kilomètres (descendants) pour garder du jus pour les 5 derniers qui ne feront que monter...monter...monter. (Lien vers le parcours : 10 km Cabriès)

Sur le village, je retrouve Mélanie une de mes copines avec lesquelles j'ai couru les cross et Aubergenville. Ça fait du bien de la voir. Je stresse (un peu !), mais petit à petit l'angoisse se transforme en excitation. Une fois dans le SAS de départ, j'ai envie de partir et de voir ce que mes jambes vont pouvoir donner. Je sais que le parcours sera difficile et ne permettra pas de faire une contre-performance, mais j'ai très envie de voir et savoir si l'entraînement cross de cet hiver va payer et me permettre de bien gérer les difficultés annoncées sous cette chaleur (difficile de s'en plaindre alors qu'on l'attendait avec impatience ce soleil !!)

17h00 : Top départ !

Ça descend, je confirme. Quelques dos d'âne à passer et c'est la descente progressive. Les jambes ont envie de rouler. Il faut faire attention. J'essaie de ne pas trop m'emballer.
Je passe le 1er kilomètre en moins de 4'00. C'est bien.
Jusqu'au 5e, je tiens un rythme très correct proche des 4'05.

Au 5e km je perds un peu de temps au ravitaillement. Il fait chaud. Je prends 2 gobelets. 1 pour boire, 1 autre pour me le verser intégralement sur la tête.

Les difficultés arrivent.
Je passe le km 6 en 4'45...oups ! j'espère que les kilomètres suivants seront un peu plus rapides, je risque sinon de le payer cher à l'arrivée.

Les suivants seront un peu plus rapides, mais pas de manière très significative. Je me sens bien, je rattrape des filles très régulièrement, je ne me fais quasiment pas dépasser (j'en ai en tout cas aucun souvenir). J'ai très envie de garder cet état de bien être qui m'accompagne.
J'ai la sensation que les kilomètres défilent sans trop de difficulté et ça c'est vraiment très très bon pour ma petite tête de coureuse :-)

Une fois le kilomètre 9 avalé, je me permets de remettre en marche la machine et d’accélérer pour me faire plaisir et tenter de doubler les autres vétéranes encore en vue.

Je boucle le dernier kilomètre en 4'11 et passe la ligne d'arrivée en 43'53.

10 km Cabriès - Récap
Ce chrono est un peu loin des derniers objectifs que je m'étais fixée. Mais le parcours était vraiment loin d'être facile et la chaleur n'a pas aidé. Je suis satisfaite et vraiment contente, d'autant plus qu'en échangeant avec d'autres coureuses je me rends compte que tout le monde a perdu 1'30 à 2'00 sur ce parcours. Je suis dans la moyenne :)

Mon classement : 
156e femme sur 452
36e VF1 sur 138

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 15 avril 2013

Courir en ville ou comment programmer ses propres séances de PPG ?


Grâce au partenariat entre les Editions Amphora et la Runnosphère, j'ai fait partie de ces chanceux qui ont reçu le dernier ouvrage co-écrit par Alain Dalouche (journaliste sportif) et Alain Rosseli (coach sportif), intitulé « Courir en ville », auquel Annette Sergent (21 titres de championnes de France et 2 titres de Championne du Monde) a activement participé.

Thème du livre : La PPG (préparation physique générale) à pratiquer, non pas en salle de sport, mais en ville en utilisant le mobilier urbain mis à notre disposition.

La PPG, je commence à connaître :-)
Non seulement, elle nous permet de gagner en renforcement musculaire et en travail de la foulée, mais elle permet surtout de prévenir les blessures.
Tous les mercredis soir, avec les autres athlètes de mon club, c'est PPG.
1h30 d'abdos, gainage, sauts de plots, de haies, escaliers...
On en bave mais on s'amuse, je vous le dis ! :-)

Tous ces exercices "de torture" que je pratique et répète le mercredi soir au club, peuvent également être réalisés et s'adapter en ville grace au mobilier urbain que l'on trouve forcément partout : escaliers, bancs, barrières/rambardes, trottoirs, murs...

C'est là où cet ouvrage, "courir en ville", est intéressant et devient indispensable.
Il recense 45 fiches d'activité classées par type de mobilier.

Ainsi, si vous êtes à proximité de rambardes, vous pourrez par exemple vous reporter à la fiche 20 "accélérations" qui vous propose un type d'exercice dédié au travail des ischio-jambiers à renouveler un certain nombre de fois en fonction de votre niveau et de votre forme.
Vous pourrez également choisir de travailler la fiche 21 "tractions" qui vous permettra de renforcer vos biceps et pectoraux, toujours grace au travail que vous effectuerez sur la rambarde.

L'ouvrage l'explique très bien en introduction : ces exercices sont à effectuer après un footing d'échauffement pour permettre au coeur et aux muscles de se préparer à l'effort et à terminer par un retour au calme, de manière à retrouver une fréquence cardiaque proche de celle que nous avions en débutant la séance.

Ce livre se feuillète et se découvre en fonction de ses besoins et du groupe musculaire que l'on souhaite travailler, étirer, renforcer : un livre qu'on ne referme jamais totalement !

Pour réaliser vos propres séances de PPG, vous pouvez acheter cet ouvrage directement sur le site internet des Editions Amphora, au tarif de 14,90 euros TTC : http://www.ed-amphora.fr/fr/product/sports-d-endurance-553/courir-en-ville-10273

Bonne lecture mais surtout bonne PPG ! :-)

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 8 avril 2013

Le marathon de Paris 2013 ? J'y étais !


Marathon de Paris 2013 - Bois de Vincennes - Kilomètre 13 (crédit photos : Christophe Jullien)

Tu as couru le marathon de Paris, hier ?" est la question à laquelle j'ai le plus répondu aujourd'hui !

A ma réponse "Non, mais j'étais sur le parcours pour encourager mes amis coureurs !" je me retrouvais -gentiment- pointée du doigt par un "Ha bon ? Mais pourquoi tu ne l'as pas couru ?"

Et oui ! Parce que j'habite Paris, parce que je cours, j'aurais forcément dû courir le marathon de Paris.
Et bien non :-)

Ceci étant dit, j'avoue que les jambes m'ont bien démangée hier lorsque pendant plus d'1h j'ai vu défiler tous ces coureurs, heureux et tellement fiers de faire partie de ces 40000 passionnés du running, prêts à restituer toutes ces semaines de travail rigoureux, toutes ces séances de piste à tourner quelle que soit la météo (et de ce côté là, on a été gâtés cet hiver !), et toutes ces sorties de 2-3 heures à travailler son allure marathon pour que les jambes se souviennent et que la tête n'oublie pas !

Postée au 13e kilomètre, dans le Bois de Vincennes, avec Christophe, Lise et Jean-Claude, mon entraîneur, j'ai pu voir, encourager et féliciter à leur passage devant nous :

Emmanuelle, Philippe A, Philippe T, Giao et Jean-Pierre de la Runnosphère
GwenChristophe et Cédric, de mon club à Joinville
Anissa, ma fidèle camarade de cross
Jean-Christophe, Adrien et Giao (2), des Etoiles du 8e
Renaud, Laurent et Fred Brossard de Facebook
Yannick de Dailymile

J'ai attendu Anne-Sophie la souris et Ludovic, l'A380 :-) avec lesquels je me suis entraînée un soir de mars sur la piste Lenglen. Quel duo, ces 2 là, je suis déçue de les avoir manqués :-(

Sans oublier ces fusées du bitume qui ne font même pas trembler le sol à leur passage tellement leurs foulées sont légères et à peine perceptibles et qui vous bouclent un marathon en 2h 05' 36" pour le 1er homme (Peter Some - Kenyan) ou 2h 21' 04" (Boru Tadese - Ethiopienne) pour la 1ère femme.

Bravo à tous pour vos si belles performances !
Bravo pour tout ce travail que je sais difficile, mais tellement intense, fort et unique !

Courir un marathon, c'est donner tellement de son temps, tellement de soi.
Courir un marathon, c'est se surpasser, c'est s'offrir un défi contre et pour soi, c'est vivre des moments de doute, de stress, d'angoisse mais des moments d'une grande beauté.

Courir un marathon, c'est tellement plus fort, plus magique et plus extraordinaire que de courir 42,195 km !

Bravo à tous, vous étiez si beaux !

___________________________
Plus de photos du marathon de Paris ici : Christophe Jullien Photographie
Les récits de la Runnosphère sont ici : récits



Rendez-vous sur Hellocoton !

 
Powered by Blogger